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Historique
1887...
Le samedi 12 février 1887, sous la présidence de William
Favre, une assenblée approuvait les statuts d'une nouvelle
association: «Société de secours entre artistes
et amis des Beaux-Arts» L¹ancêtre de la SMA était
né.
«Son but est :
- la constitution d¹un fonds de secours destiné à
venir en aide aux membres de la Société en cas d¹incapacité
de travail par suite de maladie ; en cas de décès d¹un
membre de la société, de donner aux intéressés,
sur leur demande, conseils et direction pour tirer le meilleur parti
possible de l'avoir artistique du défunt»
Dans la Genève de la fin du XIXe siècle et du quart
du XXe siècle, il était d'usage de voir les plus privilégiés
apporter une contribution aux institutions sociales. Rien de surprenant
donc, que la Société compte parmi ses membres des représentants
d'illustres familles genevoises, relevons au passage des noms comme
Sarasin, Darier, Bordier, de Saussure, Baud-Bovy, Jacquemet, Boissonnas,
Hentsch, Micheli, Boissier, Gautier, Pictet, de Beaumont, Chenevière.
De la mutualité à l'art, après quelque quinze
ans d'existence, on s'interroge de plus en plus sur lesens de l¹action
de la Société, bien quel ait changé de nom au
tournant du siècle et soit devenue une mutuelle. A l'assenblée
générale de mai 1901 quelqu'un déclare: «Quel
est le vrai but de notre Société et à qui sommes-nous
utiles ?», cette question va désormais occuper l¹esprit
de tous les responsables qui vont se pencher sur le destin de la S.M.A.,
l'art et l'immédiat prennent le dessus, et c'est tout naturellement
et logiquement que germe dans les esprits l'idée d'organiser
des expositions.
Exposer, promouvoir, la première exposition eut lieu au Palais
Eynard au tout début du siècle, elle fut suivie par
d¹autres, mais les difficultés de trouver des salles,
le besoin d¹assurer une constance dans l'action poussent les
responsables à doter la S.M.A. d'un «chez soi»
qui puisse devenir une galerie.
En 1915 le but est atteint. La Société occupe désormais
au no 1 de la rue Beauregard un appartement qui plus tard sera baptisé
Salle Beauregard, hélas en 1960 La Salle Beauregard ferme ses
portes, l'immeuble doit être démoli.
La S.M.A. commence une période d'errance et, finalement, au
début des années quatre-vingt, elle s'installe au 12,
rue du Marché à Carouge et l¹idéal de la
Société continue à se réaliser grâce
à une dizaine d'expositions par an à des conditions
les plus avantageuses possibles.
Des inconnus aux illustres, poutant, à la lecture des noms
qui suivent, il est évident que c¹est à travers
des peintres connus, célèbres voire illustres que la
Société peut nourrire quelque fierté d'avoir
parfois été un modeste «marchepied» à
des femmes et des hommes de grand talent, l'énumération
ci-dessous en atteste:
Louis Blondin, César Bolle, Georges Borgeaud, Paul Carteret,
Marius Chambaz, Jules Crosnier, Henri Dufaux,Jean Duvoisin, Edouard
Elzingre, Eugénie Hainard, Robert Hainard, Léon Gaud,
François et Albert Gos, René Guinand, Georges Guinand,
Gabriel Haberjahn, Ferdinand Hodler, Alexandre Mathey, Robert Mittey,
Lidia Müller, Marcel Noverraz, Horace de Saussure, BenjaminVautier,
Otto Vautier, Jean Verdier, James Vibert, Charles de Ziegler ontassées
par la S.M.A.
Demain... se sera peut-être vous que nous aurons le plaisir
d'accueillir à titre de membre artiste ou de membre Ami des
Beaux-Arts, si la qualité de membre artiste s'acquiert après
avoir présenté des oeuvres, devant un jury composé
de personnalités du monde des Arts; celle d'Ami des Beaux-Arts
s'obtient simplement en remplissant un bulletin d'admission. Les heureux
privilèges liés à ce rôle de membre «supporter»
sont ceux du coeur, de la générosité, de l'amour
de l'Art et de la liberté. Après plus d'un siècle
d'existence, la S.M.A. a besoin de forces vives et de jeunes talents.
Nous espérons donc que le sort de cette vieille «Dame»
Genevoise vous intéressera.
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